Pouvoir de l'information et guerre économique
Savoureux reportages ce soir, mercredi 13 mai, dans le magazine "Pièces à convictions" (France 3).Le sujet : "Les nouveaux barbouzes, quand les privés dérapent".
L'émission révèle, au delà du métier de détective privé, les techniques d'espionnage industriel et de vol d'informations sensibles.
Tout y passe : utilisation abusive du fichier policier STIC, vols de documents dans les poubelles, photographies discrètes de plans industriels, vols de fichiers informatiques et de pièces judiciaires, écoutes téléphoniques...
Le mot "archives" est peu prononcé mais elles sont évidemment au centre de cette guerre de l'information, car toute l'information est encore loin de passer uniquement par la voie électronique. Le papier demeure omniprésent.
Le secteur privé tout comme l'administration sont concernés, même si les enjeux sont différents (espionnage industriel contre secrets d'Etat).
Je ne peux pas m'empêcher de penser au travers de cette émission, que si les entreprises et la justice se dotaient de davantage professionnels de l'information, ce genre de dérives pourraient être limitées.
L'émission rappelle par ailleurs à plusieurs reprises que des fonctionnaires vendent ou communiquent fréquemment des informations à des agences d'enquête privées, en citant notamment le fichier STIC et la DST...
Ah... mais qu'en est-il du sacro-saint secret professionnel, du code de déontologie, du devoir de réserve etc etc !!??
Le pouvoir de l'information semble parfois être plus fort que tout, surtout lorsque l'information est bien rémunérée.
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