Présentation du blog


L'archiviste ... un personnage austère et poussiéreux, préférant le latin à l'HTML ?

Sans forcément chercher à briser les clichés sur le métier, j'ai eu envie d'alimenter un blog sur la gestion documentaire, les T.I.C., ainsi que sur les collectivités territoriales et l'actualité réelle et virtuelle.
Bienvenue !

Profil

  • : Cyber@rchiviste
  • cyberarchiviste
  • : Archiviste-documentaliste, attaché territorial et auteur, je suis également passionnée par l'histoire et le patrimoine industriels.
  • : Fr

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Lectures...

* =bof/*****=super !

Alain Brossat, Le grand dégoût culturel *****
Jean-Pierre Jeudy, La machinerie patrimoniale ****
Christopher Lasch, Culture de masse ou culture populaire ? ***
Anna Arendt, La crise de la culture ****
Aurélie Filippetti, Les derniers jours de la classe ouvrière ***
Elise Fischer, Le soleil des mineurs  *
Baynac, Cohn-Bendit, Ferry, Mai 68 : le débat  ***
Amélie Nothomb, Hygiène de l'assasin *
Fred Vargas, Sous les vents de Neptune *****
Fred Vargas, L'homme aux cercles bleus *****
Fred Vargas, Un peu plus loin sur la droite ****
Dan Brown, Da Vinci Code **** / Forteresse digitale ***
Michel Houellebecq, Plateforme *****
Jacque Attali, Une brève histoire de l'avenir (en cours)

Emile Fradin, Glozel : ma vie **
Vendredi 6 novembre 2009
Le stresse monte, la date fatidique approche, des milliers de candidats s'apprêtent à plancher sur les sujets du concours d'attaché territorial 2009, dernière session avant la réforme des concours ...
 



J'ai envie de faire quelques pronostics de sujets, en humant l'atmosphère économique, politique et culturelle actuelle :




Composition portant sur un sujet d'ordre général relatif aux grands problèmes politiques, économiques, culturels ou sociaux du monde contemporain depuis 1945 :
- 9 novembre 1989, la chute du mur de Berlin... 20 ans après : quelles ont été, dans le monde, les répercussions sociales, politiques, culturelles...de la fin du communisme?
- En relation avec la pensée de C. Levi-Strauss : la crise de civilisation/la guerre des civilisations : une réalité et/ou un éternel recommencement de l'Histoire ?
- L'information, nouvel outil de pouvoir ?
- Les intellectuels sont-ils utiles à la société ?

Rédaction d'une note ayant pour objet de vérifier l'aptitude des candidats à l'analyse d'un dossier soulevant un problème d'organisation ou de gestion rencontré par une collectivité territoriale.
Thèmes possibles du dossier à analyser :
- Les finances locales face à la crise financière et économique
- La dématérialisation des procédures de passation de marchés publics
- Transferts de compétences de l'Etat vers les collectivités : modalités, financement, lois et conséquences
- La suppression de la taxe professionnelle : modalités, risques et conséquences

Composition d'économie générale :
- L'emprunt est-il un moteur de l'économie mondiale ?
- Le marché immobilier, pivot de l'économie occidentale ?
- L'écologie, frein ou moteur économique ?
- Comment une crise financière débouche sur la hausse du chômage ?

Bonne chance aux candidats. Je suis curieuse de savoir si j'ai vu juste.
Par Cyber@rchiviste - Publié dans : Humeur et actualité
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Mercredi 21 octobre 2009
Ce soir, je me suis fixé pour objectif de potasser la structuration des fonds d'archives avec Gaïa, progiciel de gestion d'archives utilisé dans de nombreux services d'archives publics, dont le mien...

Gaïa, ce sont les joies des structurations par fonds, niveaux méthodiques et numériques .... et des règles de rattachement possibles ou strictement prohibées, à s'arracher les cheveux....
Après avoir relu rapidement un Powerpoint de formation Gaïa, je comprends pourquoi je n'ai jamais eu l'esprit scientifique, la structuration des bases de données m'échappe.
Bref. Je renonce pour ce soir et m'y remettrai avec mes collègues qui pourront illuminer mon esprit embué.
Je bidouillerai les jolis menus orange et les fenêtres de cotation à troncatures insoupçonnées demain.


Mais, ce soir, ce qui me turlupine, ce sont les droits d'auteur ...
A l'heure où 40% des Français regardent Plus belle la vie, je suis obsédée par le droit d'auteur. J'en fais même des insomnies, c'est vous dire !


Non,  je ne veux pas parler d'Hadopi qui n'est à mon avis qu'un geste désespéré des majors pour lutter contre un piratage incontrôlable grignotant leurs bénéfices hallucinants, que je ne cautionne pas (j'ai arrêté de télécharger depuis que je peux m'acheter des disques).
Et la numérisation des bibliothèques européennes m'inquiète moins que la faillite des petites maisons de disques. Le jour où l'on lira des livres sur des écrans, c'est qu'il n'y aura plus de forêts.

N'oublions pas que le droit d'auteur, s'applique aussi à tous les artistes
et pas seulement aux musiciens : photographes, peintres, auteurs, cinéastes...

Ainsi, dans les fonds d'archives reçus ou produits par un service d'archives public ou privé, vous trouverez des oeuvres protégées par un droit d'auteur, et en particulier, des photographies.

1. Le cas des photographes réalisant des photographies pour leur employeur :
Les premiers concernés sont les photographes qui sont salariés par des collectivités et des entreprises et qui dans l'exercice de leurs fonctions réalisent des photographies pour leur employeur.

Le statut de leurs créations a déjà été débattu à plusieurs reprises sur le forum de l'AAF (droits d'auteurs et photographesphotographies : droits d'auteur) .
Mon avis sur le sujet, après avoir étudié ce cas, est le suivant :
si son contrat de travail le stipule, le photographe n'a pas de droits sur les photographies réalisées pour son employeur et non destinées à générer un bénéfice.
Le contrat de travail doit aussi préciser qu'en cas de commercialisation de ces clichés par son employeur, le photographe peut demander à percevoir ses droits d'auteur.
Si le contrat de travail ne précise pas si le photographe a des droits sur les photographies réalisées pour son employeur, il peut demander le paiement de ses droits.

2. Le cas des photographies et films versés ou donnés à un service d'archives :
Je me retrouve personnellement dans le cas suivant : une entreprise publique française importante que je ne citerai pas a cessé son activité fin 2007. Ses archives ont été transférées à une collectivité locale. Elles ont intégré les fonds d'un service d'archives, au titre de n'importe quel versement d'archives publiques, pour simplifier.

Or, dans ces fonds, se trouvent plusieurs dizaines de milliers de photographies et de films commandés par l'entreprise.
L'entreprise n'a pas voulu ou pas pu régler la question du devenir de ces droits après sa liquidation.
Durant son activité, elle avait considéré que les photographes et cinéastes qui étaient des salariés de l'entreprise n'avaient pas de droits sur leurs oeuvres. Et, elle avait acheté à chaque photographe et cinéaste non salarié de l'entreprise, les droits patrimoniaux attachés à leurs photographies et films.
Je rappelle que les droits patrimoniaux sont constitués d'un droit de représentation (exposition, diffusion par les ondes...) et d'un droit de reproduction.
Or malheureusement, les factures ou conventions attestant de l'achat de ces droits ont été éliminées... c'eut été trop simple...

De toutes manières, les droits patrimoniaux d'un ensemble d'oeuvres ne se transmettent pas d'une entité à une autre, sans l'accord de tous les auteurs. L'entreprise n'aurait pas pu écrire (pour schématiser) : "je transmets à la collectivité unetelle les droits d'auteur attachés à tous les films et photographies faisant partie du fonds d'archives que je lui transfère".

Même si l'entreprise avait précisé que les droits seraient transférés à la collectivité, cette décision n'aurait pas été légale. En effet, il faut rédiger une nouvelle convention de cession de droits avec chaque auteur. La convention doit préciser l'identité des deux parties et le cadre d'application des droits d'auteur, sa durée de validité etc. Le tout, validé par la collectivité, après vote par l'assemblée délibérante.


Mais, imaginez l'usine à gaz que cela représente :
- comment retrouver un auteur lorsqu'il n'est pas dans l'annuaire et que ses coordonnées utilisées par l'entreprise ne sont plus justes ?
- comment identifier ses ayants-droits ou son agence lorsqu'il est décédé ?
- comment permettre en pratique à l'auteur de percevoir ses droits ?
- comment le mettre en relation directe avec l'utilisateur avec qui il fixera son tarif ?
- comment savoir si l'utilisateur a réglé ses droits et que l'on peut lui délivrer une reproduction du document ?
- comment assurer le suivi des documents reproduits pour être certains qu'ils ne seront pas réutilisés ensuite par d'autres personnes et pour une utilisation commerciale ?
- comment éviter que ne s'éveillent des intérêts mercantiles chez les auteurs ?
- comment expliquer à l'utilisateur qu'il existera aussi une redevance d'utilisation s'il perçoit un revenu grâce à ces oeuvres et comment suivre à la trace les documents reproduits ?

Tout cela ne va-t-il pas être rédhibitoire pour l'exploitation d'un fonds audiovisuel par des lecteurs qui souhaitent avant tout en faire un usage privé ?

Je souhaiterais avoir votre point de vue sur ce sujet.
Avez-vous déjà été confrontés à l'application de droits d'auteur et avez-vous rédigé une convention de cession de droits validée par un service juridique qui puisse être réutilisée en l'état ?
D'avance, merci pour vos retours d'expériences, je ferai une synthèse si matière il y a.

Par Cyber@rchiviste - Publié dans : Réflexions professionnelles
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Mercredi 14 octobre 2009
"L'AIAF et le PIAF organisent en coopération avec l'EBAD, la Direction des Archives du Sénégal et le Conseil international des Archives (Branche Warbica) une Semaine des Archives à Dakar du 19 au 24 octobre.

Elle sera une occasion unique de diffuser, encore plus que ce n'est le cas, le Portail International Archivistique Francophone auprès des archivistes et de tous ceux que les Archives intéressent dans la région de l'Afrique de l'Ouest et de tenir un séminaire de formation de formateurs.

Elle nous permettra de réunir tous nos correspondants et relais dans les pays francophones, ainsi que les étudiants en archivistique de l'EBAD.

Le CIA tiendra une AG de Warbica et organisera des ateliers. Enfin ce sera l'occasion de donner un coup de projecteur sur les Archives dans les sociétés africaines et au Sénégal en particulier.


A noter l'appui fort donné à notre initiative par l'OIF/Institut de la Francophonie numérique qui a fort bien compris les enjeux de cette Semaine consacrée principalement à la formation initiale et continue des cadres scientifiques et techniques des Archives par Internet."

Source du texte : site internet PIAF

Renseignements et contacts : ibrahimalo@hotmail.com

Plus de détails sur  : http://www.piaf-archives.org/
Par Cyber@rchiviste - Publié dans : Lu/vu à l'étranger
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Mercredi 7 octobre 2009
A lire, un article (payant) sur le site des DNA sur les dernières mésaventures du Conseil général du Bas-Rhin qui finalise la construction du nouveau bâtiment pour les Archives départementales.

Après un mauvais choix dans les matériaux les plus critiques (dont les canalisations...) qui se sont révélées trop fragiles, des ruptures de ces mêmes canalisations, une dépollution imprévue du site avant le début des travaux, voilà "le spectre des champignons" dixit l'article.



Petite compensation pour freiner les ardeurs des lecteurs : la mise à disposition à la fin du mois de l'état civil numérisé sur des postes informatiques en salle de lecture. Opération qui a commencé en 2005. Exit les antiques lecteurs de microfilms, bienvenue à la technologie.

Une après-midi de présentation du logiciel d'accès à l'état-civil du Bas-Rhin sera d'ailleurs organisée le dimanche 25 octobre de 13 heures à 18 heures aux Archives départementales du Bas-Rhin.


On ne sait pas encore si l'état civil sera accessible à distance sur Internet et s'il l'est, si l'accès sera payant.

Le site du CG67 consacré au déménagement des Archives départementales... Rien de neuf depuis  juin 2008 (voir l'album photos).

Je ne pense rien révéler de confidentiel ni de fâcheux, tout est décrit dans les différents sites internet cités ci-dessus.
Par Cyber@rchiviste - Publié dans : Réflexions professionnelles
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Mardi 6 octobre 2009
Youpi, voilà la redoutée période des recherches de stages pour les étudiants suivant une formation en archivistique !

J'ai bien ri cet été en lisant les articles du blog de "L'affaire Makropoulos" intitulés "Chers stagiaires" et surtout "Chers stagiaires (2)"... ainsi que le récent débat du Forum DAF Yahoogroups (débat stage Cognac). Toutes mes pensées vont d'ailleurs à Morgane dont l'offre est tombée à un  mauvais moment, dans la torpeur de l'été, lorsque les querelleurs avaient le temps de décortiquer les messages du forum.

Je ne suis pas intervenue sur le forum car j'estime que c'est un débat qui tourne en rond depuis trop longtemps et que les protagonistes n'ont aucune conscience de ce qu'est le monde actuel du travail et des stages dans le cadre d'une formation universitaire. Mais il est inutile ici de revenir sur l'opposition Université/grandes écoles
qui offrent une insertion bien inégale sur le marché du travail, même si cela mérite d'être rappelé (oui, je sais concours  très difficiles etc etc.).


Ainsi, à partir de 2010, les administrations et établissements publics de l'Etat sont désormais dans l'obligation de rémunérer leurs stagiaires au-délà du deuxième mois consécutif !!! Mais, c'est une balle que le système éducatif se tire dans le pied, excusez-moi du peu !
Nous savons très bien comment cela se passe dans les collectivités et les entreprises : il n'y a pas d'argent pour les stagiaires et peu d'encadrants volontaires pour leur consacrer un temps.

Du coup, j'ai bien peur que les structures acceptant d'accueillir des stagiaires pour 4 mois soient très rares.
Et c'est bien dommage pour les formations en archivistique car j'estime que les stagiaires n'y sont vraiment pas les plus exploités en comparaison d'autres formations plus "rentables" (commerce, secrétariat
, droit, artisanat...).

Je m'explique : l'archivistique est une science basée sur de la matière concrète : le papier. Rien de plus simple pour vérifier qu'un stage a servi à former quelqu'un et n'a pas été un emploi déguisé.

Si vous avez classé 200 ml de sériel en 3 mois, là on peut se poser des questions, mais si vous avez mis en place des procédures, manipulé des documents dans plusieurs langues, ou sur différents supports, géré un projet d'un bout à l'autre, je ne vois pas où est le problème...

Les stages en archivistique se heurtent désormais à des règles pécuniaires qui ont été mises en place après des abus dans d'autres formations (même si les abus existent aussi dans notre profession, ne nous voilons pas la face).

Personnellement : j'ai effectué 3 stages, 2 stages de 3 mois dans un cursus et un d'un mois hors cursus. Jamais rémunérés sauf un dans le privé où l'on me payait la cantine.

J'ai pioché dans mes économies pour me loger et me véhiculer, j'ai refusé la facilité, je n'ai pas cédé aux sirènes des stages rémunérés justement pas assez formateurs, j'ai accepté que mon maître de stage soit très peu disponible, j'ai proposé des procédures, des idées et n'ai pas attendu qu'on me demande où j'en étais ni comment m'y prendre, j'ai été angoissée comme jamais à l'idée de ne pas finir ma mission, mais j'ai APPRIS et la connaissance, ça n'a pas de PRIX.

Je trouve navrant que les stagiaires soient désormais otages malgré eux d'une loi qui ne les avantage pas forcément. Alors oui, pour plaire à feu Pierre Bourdieu, cette loi met  (presque) sur un pied d'égalité les stagiaires, quelle que soit leur origine sociale et décourage les employeurs profiteurs. Les stagiaires les moins aisés auront moins (un tout petit peu moins, avec 398,13 euros on va pas loin) de difficultés pour réaliser leurs stages dans de bonnes conditions, pour se loger et se déplacer.

Mais au final, je me demande si le résultat n'ira pas dans le sens inverse  de celui souhaité : les collectivités et l'Etat n'attendront-ils pas un résultat concret de la part des stagiaires puisqu'ils sont désormais rémunérés ?  N'attendront-ils pas que ce stage rémunréré soit aussi l'occasion d'être un minimum profitable pour la structure ?

Je suis curieuse de voir si les étudiants en archivistique trouveront tous un stage rémunéré en 2010 pour 4 mois.

Inutile de préciser que sans stage, il est encore plus difficile de s'insérer dans le monde du travail ...

Pour ma part, j'ai renoncé à accueillir des stagiaires, non par manque de volonté de les encadrer mais en raison des nouvelles contraintes budgétaires imposées par la loi.

Par Cyber@rchiviste - Publié dans : Humeur et actualité
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Samedi 3 octobre 2009
Prochainement, je mettrai en ligne quatre articles :

- Quand j'étais stagiaire ... je ne me posais pas tant de questions !

- Le patrimoine doit-il et peut-il être accessible à TOUS (en écho aux JDP 09) ?

- Le casse-tête du droit d'auteur attaché aux archives audiovisuelles produites par une entreprise publique

- Un article sur la Semaine internationale des archives francophones à Dakar (Sénégal) organisée par le Portail international d'archivistique francophone (PIAF) du 19 au 24 octobre.
Par Cyber@rchiviste - Publié dans : Humeur et actualité
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Dimanche 27 septembre 2009
A l'occasion des journées européennes du patrimoine, un article concis à lire dans Télérama, n° 3115 du 26 septembre au 2 octobre, pages 41-42, signé Luc LE CHATELIER.

Il met en lumière le travail de l'Inventaire général du patrimoine culturel, et une question : que faut-il inventorier ?

Le propos rejoint l'un de mes précédents billets  "L'excès de conservation du patrimoine nuit-il à la santé ? ".

Tout ce ramdam actuel autour du patrimoine me semble aussi dû à une réalité et à une prise de conscience de notre civilisation post-industrielle.

En effet, l
a crise (oui, encore elle !) a quasiment donné le coup de grâce aux outils de production de masse européens (industrie lourde, usines métallurgiques ) hérités des 30 Glorieuses qui n'étaient plus assez compétitifs par rapport au marché mondial.

Et nous prenons conscience que c'est tout un pan social et matériel de notre culture qui s'en va définitivement après une lente dégringolade depuis les années 1970-1980.

Alors comment inventorier et sauvegarder
intelligemment les vestiges de ces outils de production, sans trop en faire ni en oublier ?

Quel intérêt y-a-t- il d'ailleurs à protéger une usine, une machine, une loco, un vestiaire... ??
Que représentent ces vestiges ? Lesquels sont représentatifs ? Lesquels peuvent être conservés sans s'avérer être des gouffres pour la société ?

Leur conservation est-elle un effet de mode ? Sommes-nous passés à une autre civilisation, à une civilisation occidentale sans outils de production d'objets manufacturés, avec une prépondérance du domaine tertiaire, des entreprises de recherche et développement ?
Ou alors la disparition de ces outils de production est-elle conjoncturelle, réversible? Va-t-on continuer à construire de grandes usines, dans lesquelles la chaîne est l'élément invariable ?

A méditer... comme je l'écris souvent à la fin de mes articles...
Par Cyber@rchiviste - Publié dans : Patrimoine et culture
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Lundi 14 septembre 2009
A signaler : une exposition originale sur le thème de l'habitat minier
au travers des archives...

Par Cyber@rchiviste - Publié dans : Patrimoine et culture
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Mercredi 9 septembre 2009
Souhaitant prendre un peu de recul sur le domaine de la conservation du patrimoine et de la culture (ça ne fait jamais de mal), je me suis plongée dans quelques essais :
  • Henri-Pierre JEUDY. La machinerie patrimoniale, Paris, Sens et Tonka éditeurs, 2001.
  • Christopher LASCH. Culture de masse ou culture populaire ?, Paris, Climats, 2001.
  • Alain BROSSAT. Le grand dégoût culturel, Paris, Seuil, 2008.

La machinerie patrimoniale pose de sacrées questions. Cependant, l'essai n'est pas des plus aisés à aborder.

L'introduction remet en cause notre confiance aveugle en la conservation du patrimoine à tout prix.

J'ai choisi d'en citer un bon passage parce que cela me semble vraiment bien pensé.



Pages 12-13, Henri-Pierre Jeudy nous explique que :

"(...) La logique de la conservation du patrimoine exclut l'accident de transmission. Telle une pièce manquante dans une collection, ce qui a été oublié peut être découvert à tout moment pour entrer aussitôt dans une procédure de conservation patrimoniale. Il ne s'agit donc plus de l'accident mais de l'éternel oublié.
Si la logique patrimoniale se mesurait à autre chose qu'à elle-même, il est certain qu'elle perdrait son pouvoir de transmettre parce qu'elle se heurterait à l'incongruité d'un présent qui n'a pas de futur. Or, ce qui demeure incroyable, c'est l'évidence elle-même de l'objet de la transmission. Un savoir-faire, un moulin ou une cabane de pêcheur ne doivent plus disparaître. Entre le geste, le bâti, le langage, il n'y a pas lieu de choisir, tout est à transmettre grâce à une opération préalable de conservation.
Au-delà de son objet, c'est donc le principe de la transmission lui-même qui est transmis comme un acte et un devoir collectifs que personne n'a le droit de contester. Ce formalisme de la transmission s'est accentué au point de rendre purement machinal l'acte de transmettre, en lui octroyant une valeur symbolique objectivable, gérable et indéfiniment reproductible. Il n'y a plus de secret.
La transparence de ce qui est transmissible annule la possibilité même d'imaginer ce qui pourrait bien être dérobé à la mémoire. (...)"


L'auteur affirme que la logique de la conservation du patrimoine exclut l'accident de transmission...
Mais alors : il oublie que les archivistes et les bibliothécaires éliminent annuellement une partie de ce patrimoine lorsqu'il s'avère qu'il n'aura pas d'intérêt historique dans l'avenir ou qu'il est devenu obsolète.

Ainsi, à la différence des conservateurs de musées et des responsables des monuments historiques, nous estimons que tout n'est pas bon à être conservé.

Nous ne conservons pas à tout prix, nous tranchons dans le vif, en prenant en compte une infinité de facteurs (document sériel, redondant, incompréhensible à moyen terme?). Certes, l'accident existe : il se trouvera toujours LE lecteur qui justement voulait LE document éliminé, mais le rapport gain de place/intérêt personnel pour UNE personne/apport historique est tellement  peu probant qu'il ne sert à rien de tout garder à tout prix pour éviter tout reproche.

La logique de conservation du patrimoine diffère aussi entre les différents domaines (musées, archives, bibliothèques) parce que l'objet considéré n'est pas le même. Les uns conservent de l'information qui peut être redondante ou inintéressante alors que les autres doivent choisir de conserver ou pas un élément architectural du paysage local (je pense à la "cabane de pêcheur" ...). Il faut dire aussi que la destruction de la cabane serait beaucoup plus visible et pénible pour les partisans de la conservation.

Le grand public sait-il qu'une partie du temps de l'archiviste est consacrée à la sélection des documents à jeter ? Non parce que cela n'est pas visible.

Le public serait-il choqué si l'on choisissait de détruire un chevalement de mine ou un château parce qu'ils ne sont pas représentatifs d'un patrimoine local ou qu'ils sont redondants par rapports à d'autres bâtiments situés sur le territoire français ... ?

Et là, j'ai envie de citer une deuxième fois l'ouvrage de Henri-Pierre Jeudy qui  nous propose quelque chose de remarquable pour la sélection des bâtiments à conserver (en parlant du patrimoine industriel) (page 32) :

"Si la conservation patrimoniale des territoires industriels était gérée à l'échelle européenne, elle pourrait être mieux répartie. Il suffirait que les sites préservés servent d'exemple pour tous les pays de la communauté, ce qui limiterait le coût économique trop élevé de leur entretien. Accepter l'hypothèse d'une répartition à l'échelle européenne des lieux et des bâtiments pris comme témoins de la production industrielle du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle supposerait que cesse la compétition des revendications identitaires locales. Si les Anglais ont gardé depuis longtemps déjà les hauts fourneaux, les Français doivent-ils avoir les mêmes ? (...)".

Pourquoi garde-t-on par exemple en France des bâtiments identiques ayant eu le même usage ou le même type d'architecture ? A part pour plaire à l'opinion publique très friande des grandes opérations de sauvetage du patrimoine local ?

Voici un vaste sujet à approfondir. Vraiment, l'idée d'une politique européenne de conservation du patrimoine est excellente. Après tout, nous faisons tous partie de la même civilisation... occidentale !

Mais au fait, c'est quoi précisément le PATRIMOINE ??

Le patrimoine fait appel à l'idée d'un héritage légué par les générations qui nous ont précédées, et que nous devons transmettre intactes aux générations futures.

La conclusion c'est qu'il ne faut pas léguer les yeux fermés sans trier (réflexe d'archiviste !...).

« L'héritage ne se transmet pas, il se conquiert. »

André Malraux (1935)

Par Cyber@rchiviste - Publié dans : Patrimoine et culture
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Mercredi 2 septembre 2009

Peut-on gérer l'État comme une entreprise?

par Jean-Pierre Bernajuzan in www.lemonde.fr 
30.08.09
http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/08/31/peut-on-gerer-l-etat-comme-une-entreprise_1233527_3232.html

Depuis maintenant plusieurs décennies, surtout depuis l'avènement de l'idéologie néo-libérale, après la fin des trente glorieuses et la crise pétrolière de 1974, on dit qu'il faut moderniser l'Etat. L'Etat-Providence s'épuisant face à la crise et à la mutation de l'économie, l'idée qu'il était mal géré s'est développée, en même temps que l'image de l'entreprise se revalorisait. Dans les milieux patronaux ou gestionnaires entre-autres, l'entreprise s'impose comme modèle de gestion.


Avec l'accession au pouvoir de chefs d'entreprises comme Berlusconi, le pas est franchi : on va gérer l'Etat comme une entreprise. Toutefois, la réussite des chefs d'entreprises en politique est plutôt rare. Nicolas Sarkozy a manifestement ce modèle en tête, avec les rapports sociaux que cela implique : il commande, on obéit !


Le principe d'efficacité des entreprises repose sur le fait que leurs décisions ne prennent en compte que leur intérêt propre : c'est la condition de leur performance, de leur succès et de leur survie.


Les entreprises sont des "entités individuelles" parce que leur réussite, leur performance et leur survie dépendent de leur capacité à mettre en oeuvre, en production, les éléments judicieusement choisis dans l'environnement. Les entreprises prennent les éléments qui les intéressent, qui leur sont utiles, et laissent les autres en dehors d'elles, ne s'en occupent pas, ne s'en chargent pas. Toute charge inutile grève leur performance.


La performance des entreprises tient à la bonne sélection des éléments qui leur sont utiles à leur mise en oeuvre judicieuse et productive. Ces éléments sont aussi bien : l'objet de leur production, le capital, l'insertion dans le marché, les effectifs embauchés, etc...

Cette performance tient donc à la non-prise en charge des éléments qui ne leur sont pas utiles.


Cette sélection individuelle des éléments de production et leur mise en oeuvre particulière est une source infinie d'innovation dont les autres entreprises vont pouvoir s'inspirer : elle est à la base du dynamisme économique.


Les entreprises sont concurrentes entre-elles, leurs performances ne sont donc pas déterminantes en soi, mais en comparaison avec celles des autres entreprises, et bien sûr, pas seulement nationales.


L'Etat, lui, doit assumer le "tout", c'est en cela qu'il est un Etat. Il ne peut rien rejeter "en dehors" de lui. L'Etat doit assumer tout son environnement, il n'a pas d'"en dehors". Si on le faisait fonctionner comme une entreprise, il sélectionnerait les éléments qui lui sont utiles..., mais il devrait aussi prendre en charge les éléments qu'il n'aurait pas sélectionné, contrairement aux entreprises.


Si l'on demandait aux entreprises d'assumer le "tout", elles y perdraient leur efficacité.

Si l'Etat n'assume pas le "tout", il ne remplit pas sa fonction d'Etat.

Aussi importantes soient-elles, les entreprises demeurent des entités individuelles : elles n'assument pas la responsabilité du "tout".

Aussi petits soient-ils, les Etats demeurent des entités collectives : ils assument la responsabilité du "tout".

C'est là, la différence fondamentale entre l'Etat et l'entreprise.


Gérer l'Etat comme une entreprise est donc une aberration, et ne peut être accompli qu'en trompe-l'oeil, sauf à l'asservir à une catégorie de citoyens particulière, oligarchie ou autres...

Par Cyber@rchiviste - Publié dans : Humeur et actualité
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Lundi 31 août 2009
M. Mitterrand freine les ardeurs de la BNF
dans ses négociations avec Google


LE MONDE | 31.08.09 | 17h18  •  Mis à jour le 31.08.09 | 17h18


quoi joue donc la Bibliothèque nationale de France (BNF) ? Est-elle en train de réviser de fond en comble sa politique vis-à-vis de Google ? En 2005, Jean-Noël Jeanneney, alors à la tête de la BNF, avait invité les Européens à s'unir pour contrer les ambitions du géant américain, qui avait annoncé la numérisation de quinze millions de livres en six ans. Aujourd'hui, la BNF serait prête à recourir aux services du géant américain. Le coût très élevé de la numérisation des livres expliquerait ce changement radical de stratégie. "Nos négociations avec Google pourraient aboutir d'ici à quelque mois", a ainsi affirmé Denis Bruckman, directeur général adjoint, le 18 août au quotidien économique La Tribune. Une déclaration qui a suscité un vif émoi.

"Je prendrai une décision rapidement, mais avec tous les éléments en main", a indiqué au Monde le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, dimanche 30 août. "La numérisation du patrimoine de la Bibliothèque nationale est un sujet bien trop important pour qu'on le laisse s'envenimer par des controverses", estime le ministre, qui a décidé de s'impliquer dans ce dossier, et se donne au moins deux mois pour aboutir. Il entend au préalable consulter le gouvernement et les partenaires européens, notamment allemands.

Jean-Noël Jeanneney a déjà exprimé son courroux, dans une tribune publiée le 26 août dans Le Figaro. L'ancien président de la BNF qualifie ce revirement d'"insupportable tête-à-queue" et souligne le moment inopportun de ces négociations. Elles tombent au moment où, aux Etats-Unis et en Europe, enfle la contestation contre la politique de numérisation de Google, et sa position de quasi-monopole.


L'entreprise américaine, qui a déjà numérisé 10 millions d'ouvrages grâce à des accords passés avec des bibliothèques et des éditeurs du monde entier, entend désormais les commercialiser, alors que plus de la moitié sont protégés par le droit d'auteur.


La justice américaine doit examiner, le 7 octobre, l'accord signé entre Google et les éditeurs et auteurs américains, qui autoriserait cette exploitation moyennant une rémunération des ayants droit. La firme américaine a prévu, à cet effet, de débourser 125 millions de dollars (environ 80 millions d'euros). Mais une coalition appelée Open Book, qui entend contester le projet d'accord de Google, a été créée aux Etats-Unis ; on y trouve des entités aussi puissantes qu'Amazon, Microsoft et Yahoo !.


Google a fixé au 4 septembre la date butoir pour les éditeurs du monde entier : ils doivent dire s'ils acceptent, ou non, les termes du projet d'accord américain. En Allemagne, l'Association des éditeurs et des libraires a déjà fait connaître son opposition à ce projet de règlement amiable. En France, on attend l'avis du Syndicat national de l'édition. Le 24 septembre s'ouvre aussi un procès intenté à Google par l'éditeur La Martinière.


Dans ce contexte très tendu, Google a reçu, le 28 août, le soutien de la commissaire européenne Viviane Reding, qui a appelé à un partenariat entre institutions publiques et sociétés privées comme Google pour cette "tâche herculéenne" de numérisation des collections européennes. L'actuel président de la BNF, Bruno Racine, a pour sa part estimé "tout à fait normal que la Bibliothèque ait des échanges avec des entreprises engagées dans la numérisation, telle que Google".


En réaction à ces propos, Frédéric Mitterrand rappelle que "la BNF travaille dans le cadre de la politique arrêtée par le ministère de la culture. Et que la décision qu'elle prendra aura un effet d'entraînement. La numérisation de tous les patrimoines doit se faire dans une garantie d'indépendance nationale absolue et de protection des droits d'auteur absolue. Cela tient à l'identité, à la mémoire collective et à un certain nombre de valeurs qui vont bien au-delà des aspects techniques", insiste le ministre.


Pour M. Mitterrand, "il ne faut pas numériser tout, tout de suite". Quant au coût de l'opération, précise-t-il, "l'Etat va mettre en oeuvre des investissements très importants dans le cadre de l'emprunt national qui sera bientôt lancé". Avant sa rencontre, le 9 septembre, avec Alain Juppé et Michel Rocard, chargés de la commission sur le grand emprunt, le ministre entend définir les axes essentiels de sa politique culturelle, dont la numérisation du patrimoine.


Alain Beuve Méry

Par Cyber@rchiviste - Publié dans : L'actu des T.I.C.
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Mardi 25 août 2009
C'est la rentrée, revenons aux choses sérieuses ! L'insouciance estivale est terminée, les services d'archives se repeuplent et les projets en suspens reprennent. J'ai donc décidé, pour coller à l'ambiance, d'évoquer un sujet plutôt sérieux.

Après une mission d'une semaine à Cologne, voici quelques leçons que je pense pouvoir tirer de la catastrophe du 4 mars 2009.

Pour respecter mon engagement de discretion, je me contenterai d'évoquer l'importance du conditionnement des plans (type que j'ai traité) et quelques trucs basiques auxquels il faut penser. Je pense ne dévoiler ici que des leçons de bon sens.

Le bon conditionnement des plans s'est révélé extrêmement décisif pour leur protection lors de l'écroulement du bâtiment. Les bonnes boîtes à plans souples, type R2 d'Atlantis, se sont contentées de se déformer sans trop abîmer les documents alors que les rouleaux rigides en carton ont littéralement implosé et ont déchiqueté les documents qu'ils contenaient.
Mais ne nous leurrons pas, les plans roulés pas trop abîmés après l'écroulement ressemblaient tout de même au final à des crèpes ou à des triangles, avec des bords en choux-fleurs, selon le type de pression subi. Je ne pense pas qu'il y ait de conditionnement efficace face au poids d'un bâtiment qui s'écroule sur lui-même.

Ne parlons pas des meubles à plans suspendus ! Déjà en temps normal, c'est une calamité. Mais en cas d'écroulement, cela atteint un sommet.
En effet, les meubles à plans ont littéralement explosé lors de l'écroulement en dépit de leur solidité apparente. Les plans contenus dans les meubles ont été arrachés des tringles auxquels ils étaient suspendus, si bien que les analyses sont restées accrochées à ces tringles et que tout le reste des plans s'est affalé au fond, privé de tout élément d'identification, hormis le cartouche lorsqu'il y en avait un...

Les plans les mieux conservés sont ceux qui étaient conditionnés à plat, dans des pochettes cartonnées basiques. Mais ça, on l'aurait deviné. Rien ne vaut un bon conditionnement à plat, quelques soient les circonstances.

Autre leçon : le positionnement de la salle de lecture. A Cologne, elle se situait, heureusement au rez-de-chaussée, et a ainsi pu être évacuée rapidement. Si elle avait été au 5e étage, il n'en aurait sûrement pas été ainsi. Notons toutefois que les nouveaux bâtiments d'archives sont conçus de façon à séparer le public et les bureaux des agents des archives. Désormais, les salles de lecture ne sont donc plus susceptibles de se trouver au sommet d'un bâtiment.

Un truc basique : les inventaires sont des instruments très précieux, presque autant que les archives. Sans eux, il est impossible de reconstituer un fonds éclaté. Or, qui pense à placer une collection d'inventaires sur un site extérieur à celui des archives ? Certes, les inventaires  informatisés sont désormais susceptibles de se trouver sur des serveurs à l'extérieur du bâtiment, heureusement, mais il faut aussi penser à conserver une collection de doubles des inventaires papier !

Enfin, dernière chose : l'importance de disposer d'un moyen de communication centralisé. Eh oui, comment prévenir un magasinier qui travaille dans une pièce isolée phoniquement du reste du bâtiment, d'un danger imminent ?
Par un système de communication qui diffuse des messages dans tous les recoins du bâtiment.

Voilà, c'était mon petit bilan personnel de Cologne.
Par Cyber@rchiviste - Publié dans : Lu/vu à l'étranger
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Vendredi 31 juillet 2009




Comment trouver un juste milieu pour renseigner au mieux les lecteurs, sans "leur mâcher le travail" mais tout en évitant de se contenter de leur indiquer trop rapidement quelles séries/fonds peuvent contenir ce qu'ils cherchent ...?



Cela dépend de nombreux éléments :

- type de public (universitaires, curieux, généalogistes, personnes âgées ...)
- état de classement des fonds (inventaire détaillé ou non...)
- type de recherche (administrative, universitaire, personnelle, urgente ...)
- difficulté d'exploitation d'un fonds ...

Le problème est qu'il faut trouver un juste milieu :
entre une perte de temps énorme consacrée aux lecteurs mais véhiculant l'image d'un service public à l'écoute
... et une orientation insuffisante qui aura le double inconvénient de frustrer les lecteurs et de leur donner une mauvaise image du service dans lequel ils n'auront certainement pas envie de revenir ...

Certaines directions privilégient la qualité des réponses apportées pour maintenir notamment une bonne fréquentation de la salle de lecture (c'est aussi une question de personnalité des agents des salles de lecture), d'autres préfèrent voir la perte de temps engendrée, temps qui pourrait être consacré à d'autres tâches du service plus fondamentales (classement notamment) ...

Alors, je suis perplexe... ma réflexion personnelle est biaisée puisque les fonds de mon centre d'archives sont en cours de profonde restructuration. Si bien qu'il m'est impossible d'apporter une réponse simple à la moindre recherche. La commande d'une cote est l'exception, les recherches longues du personnel dans les bordereaux manuscrits sont la règle...

De mon côté, le temps perdu est énorme mais plus la fréquentation augmente (ça c'est une excellente chose !) plus la question devient prégnante... Si l'on souhaite voir la fréquentation poursuivre sa courbe ascendante, nous ne pouvons pas nous permettre une réponse de mauvaise qualité.

L'objet de cet article est surtout d'obtenir vos avis sur ce point. Comment considérez-vous le problème ? Quel temps de recherche consacrez-vous en moyenne aux recherches complexes ?

L'idée de cet article m'est surtout venue suite à une discution avec une amie ancienne thésarde qui a fréquenté de nombreux centres d'archives pour ses recherches et qui a pu comparer la "qualité" des différents services visités...

Elle a placé certains services sur sa liste noire étant donné le peu de considération et de réponses apportées à ses courriers, elle a tiré un trait radical sur les qualités professionnelles et humaines de certains archivistes (oui, c'est extrême mais c'est proportionnel au "m'enfoutisme" de certain(e)s, je vous assure).

Et elle ne se prive pas de le crier sur tous les toits pour déconseiller à tous les nouveaux thésards de fréquenter certains services (c'est une réaction bien humaine).
Alors, voilà un cas radical, mais emblématique des répercussions d'un mauvais accueil. On s'en doutait bien sûr, mais le réentendre une nouvelle fois me fait réfléchir !

Ai-je une trop grande estime du service public ? Ou alors la question est insoluble ?

Enfin, à l'heure de l'informatique, nous pouvons désormais proposer des réponses rapides et de qualité au public.
Alors pourquoi ne pas mettre davantage à profit cet outil... l'indexation informatique a soulevé tant d'espoirs il y a quelques années, de même que la recherche en plein texte ... Pour le moment, je vois peu de logiciels d'archives mettre en application ces solutions.
Affaire à suivre...



Par Cyber@rchiviste - Publié dans : Réflexions professionnelles
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Jeudi 30 juillet 2009
Nous connaissons la loi n°2000-230 du 13 mars 2000 "portant adaptation du droit de la preuve aux technologies de l'information et relative à la signature électronique"...

Cette loi reconnait le statut de preuve littérale à l'écrit sous forme électronique, à la condition que "puisse être dûment identifiée la personne dont il émane".

Toutefois, en matière de divorce, jusqu'au 19 juin 2009, les SMS n'entraient pas dans la définition apportée par cette loi.
Motif : les mini-messages relevaient "de la confidentialité et du secret des correspondances" et "la lecture de ces courriers à l'insu de leur destinataire constitue une atteinte grave à l'intimité de la personne".

Or depuis cette date, suite à un arrêt rendu, la Cour de cassation a cassé cette décision en appliquant aux SMS le statut prévu pour les lettres.

En effet, en matière de divorce, et par dérogation au droit commun de l'inviolabilité des correspondances, il est admis que les lettres échangées entre époux ou entre un époux et un tiers puissent être produites sans le consentement des intéressés, à la condition expresse qu'elles aient été obtenues "sans violence ni fraude".

Alors, évidemment, cette news TICienne ne me concerne pas mais prouve que la justice évolue avec les nouvelles technologies, même si les SMS sont apparus depuis 10 ans en France...

Demeure une bête question d'archiviste ... si le SMS est désormais une preuve juridique, comment va-t-on l'archiver dans un dossier de procédure judiciaire ? Il faudra pouvoir l'imprimer, de la même façon qu'un e-mail ou alors le fixer sur un support qui ne pourra plus être modifié...et trouver un moyen de justifier l'identité de l'expéditeur et du destinataire...


Source : le Monde, site internet, article en ligne le 30/07/09


Les SMS reconnus comme une preuve recevable dans les affaires de divorce
par Pascale Robert-Diard
Par Cyber@rchiviste - Publié dans : L'actu des T.I.C.
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Mardi 28 juillet 2009

Le début de la fin de la décentralisation?

LE MONDE | 28.07.09

Après le travail du dimanche et les droits d'auteur sur Internet, le gouvernement s'apprête à livrer une nouvelle bataille parlementaire délicate, à l'automne, avec la réforme des collectivités territoriales. Originellement prévu lors du conseil des ministres du 29 juillet, l'examen du texte a été reporté au début du mois de septembre, après son passage devant le Conseil d'Etat. La discussion devrait ensuite s'ouvrir au Sénat, pour s'achever à l'Assemblée nationale, à quelques mois de l'échéance des élections régionales du printemps 2010.

Officiellement, le remaniement gouvernemental du 23 juin expliquerait ce décalage de calendrier. A peine installé, le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, assisté de Michel Mercier, ministre de l'espace rural, et d'Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux collectivités locales, sonde, depuis une semaine, les responsables des associations d'élus et les dirigeants politiques.

Le "document de travail" de cet avant-projet de loi, en 73 articles et 98 pages, qui leur a été soumis, présente encore des lacunes, signe que les arbitrages délicats n'ont pas été rendus, notamment à l'Elysée. C'est le cas d'un des articles les plus sensibles et controversés de cette réforme, qui concerne la création et les modalités d'élection du conseiller territorial, appelé à siéger à la fois dans les assemblées départementale et régionale.

Devant le Parlement, le 22 juin, Nicolas Sarkozy a érigé cette réforme en priorité de la seconde moitié de son quinquennat. "Nous irons jusqu'au bout de la réforme. Nous ne nous déroberons pas devant la réduction du nombre d'élus. Nous ne nous déroberons pas devant le problème de la répartition des compétences", avait-il martelé. Bien décidé à diviser par deux, de 6 000 à 3 000, le nombre d'élus régionaux et départementaux, le chef de l'Etat a repris à son compte la plupart des mesures préconisées, en mars, par l'ancien premier ministre Edouard Balladur. Le projet s'inspire aussi des propositions de l'UMP, élaborées par Dominique Perben, député du Rhône.


INCERTITUDES AU SÉNAT

La majorité paraît moins unie au Sénat, où siègent nombre de présidents de conseils généraux, ces assemblées dont le pouvoir et les compétences devraient être affaiblis. Dans un commentaire laconique avant la fin de session, Gérard Larcher, président du Sénat, avait relevé que "ce texte n'était encore qu'un avant-avant-avant projet".

Constituée à sa demande, la commission présidée par le sénateur (UMP) de Charente-Maritime, Claude Belot a, dans son rapport publié le 17 juin, pris ses distances avec le "big bang territorial" souhaité par M. Sarkozy. Alors que l'avant-projet de loi ne tient pas compte des 85 propositions sénatoriales, le gouvernement n'est pas assuré d'une majorité, et serait prêt à utiliser tous les arguments pour obtenir un vote favorable.

Le PS, qui dirige la plupart des régions, des départements et des grandes villes, est d'ores et déjà passé à l'offensive. A l'issue de sa rencontre avec M. Hortefeux, mercredi 22 juillet, Martine Aubry, première secrétaire, s'est insurgée contre un projet dont "le seul objectif est de casser la logique de la décentralisation". La principale cible des attaques reste la création des conseillers territoriaux, un "recul considérable qui cache une manipulation électorale", a-t-elle dénoncé.

Le président de l'Assemblée des départements de France (ADF), Claudy Lebreton, est parti en guerre contre un projet qui va "coûter beaucoup plus cher en indemnités versées aux élus". L'Association des maires de France (AMF) est, en revanche, plus nuancée, et son président, Jacques Pélissard, député (UMP) relève les "aspects positifs" d'un texte qui maintient l'essentiel des structures et des compétences communales.


Michel Delberghe
Par Cyber@rchiviste - Publié dans : Humeur et actualité
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